| Né à Strasbourg le 15 septembre 1858 dans une
famille aristocratique, est orphelin à six ans .Son grand-père maternel le recueille
avec sa soeur Marie; il choisit pour eux, après la guerre de 1870, la nationalité
française et vient habiter Nancy . Charles continue ses
études au lycée Poincaré et prépare son entrée à St Cyr, où il est admis en octobre
1876. Son lieutenant de cavalerie, n'ayant pas la foi, il mène une vie assez
désordonnée, mais se montre courageux dans les opérations militaires, auxquelles il
participe dans l'ouest de l'Algérie . En 1882 , il renonce à la carrière militaire et
entreprend une périlleuse exploration au Maroc .
Sa réussite lui vaut honneur et estime, mais il est habité par
une quête religieuse . Cherchant la vérité sous l'influence de sa cousine Marie de
BONDY, il demande l'aide d'un prêtre pour être éclairé sur le christianisme.
Ce prêtre, l'abbé HUVELIN, l'invite aussitôt et se confesser et
à recevoir la communion :c'est la conversion, à la fin octobre 1886, en l'église saint
Augustin à Paris. Dès lors, Charles ne veut plus vivre que pour Dieu.
Attiré par l'imitation de Jésus, dont il a découvert la vie humble lors d'un
pèlerinage en Terre Sainte à la fin de 1888, il décide de devenir moine. Entré à la
Trappe de Notre Dame des Neiges en 1890, il veut s'enfuir pour toujours dans un pauvre
monastère de Syrie. Six ans plus tard, désireux d'aller encore plus avant dans
l'imitation de la vie de Jésus de Nazareth, il demande à quitter la Trappe. |
On le lui accorde en février 1897 et, avec l'autorisation de l'abbé HUVELIN, il se
rend à Nazareth. Logeant dans une cabane à la porte du couvent des Clarisses, il y
vit en ermite dans la prière, la pauvreté et la recherche de la volonté de Dieu sur
lui.
Au
bout de trois ans, son désir d'imiter Jésus dans sa charité universelle lui faÎt
accepter la perspective dusacerdoce.Il s'y prépare à la Trappe de Notre-Dame-Des-Neiges
et est ordonné prêtre le 9 juin 1901 au Grand Séminaire de Viviers.
Pour faire rayonner la Charité divine et porter la,présence eucharistique aux pauvres
des régions non évangélisées, il pense au Maroc et s'installe pour cela à
Beni-Abbès, aux confins
algéro-marocains.Monseigneur GUÉRJN, premier préfet apostolique de Ghardaïa, le
reçoit sur son territoire et accepte qu'il aille jusque dans le sud algérien. Charles se
fixe en 1905 à Tamanrasset, dans le Hoggar, au milieu des Touaregs. Il devient proche de
tous, en se voulant « frère universel », apprenant leur langue et cherchant leur
développement. Il y meurt victime d'un coup de feu, le le 1er décembre 1916, en
pleine première guerre mondiale.
Cette mort solitaire a produit du fruit : une vingtaine de congrégations et
d'associations sont nées, dont les membres s'efforcent d'être fidèles à la dévotion
eucharistique et au service des pauvres.Le nombre dès personnes qui se réfèrent à
Charles de Foucauld ne cesse d'augmenter. |